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Prochaines expositions

  

  • Participation à la 21e Exposition sur le Verre Contemporain à la Mairie d’Alizay du samedi 1er avril au lundi 17 avril 2017.
  • Samedi 3 et dimanche 4 juin 2017 de 14h00 à 19h00 : Exposition à SAINT-MAX , 25 rue Hector Berlioz.

Dernières créations

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Il faut voir Paulo Galvao de Almeida en train de dessiner une forme dans l’espace, avec un fil de cuivre qu’il modèle du bout de sa pince!

Comme un prestidigitateur il fait surgir un lapin, une étoile, des fleurs, un avion dans le ciel, un nuage, le profil d’une femme dont les longs cheveux flottent dans le vent… On croirait voir courir le crayon spontané de Cocteau !

L’idée – originale – du verrier est d’incruster ce décor linéaire et métallique dans le verre lorsqu’il le fusionne à chaud.

Avec la trace noircie que le cuivre dépose au creux de la matière dans le four, il crée des tableautins pleins d’imagination et de rêve.

Des silhouettes humaines, des profils d’animaux y planent, au milieu des comètes, des spirales et des tourbillons ; un univers moins naïf qu’élémentaire au sens de l’art rupestre dont il se réclame ; ou, à l’autre bout du temps, du dernier Matisse, qui taillait ses formes avec des ciseaux !

Pour accuser ses motifs, il les sable afin que la surface se détache nettement sur la transparence. Il inclut toutes sortes de matériaux, fins grillages effrangés, fragments d’aluminium ou de mica, chutes de verre coloré etc.

Dans son travail de pâte de verre, il souligne les subtilités de la transparence jusqu’à l’opacité, trouvant à mi-chemin la translucidité.

Grâce à son expérience céramique, il fabrique ses propres moules et se sent donc très libre dans ses formes.

Capable de s’affronter à la dimension monumentale – une intervention pour une sculpture en milieu urbain ou un bas-relief commémoratif

destiné à une collectivité, par exemple – Paulo Galvao de Almeida fait vivre son atelier grâce au mariage assumé de techniques, de petite série et de création, dans l’attrait des lumières translucides et le jeu de leurs ombres portées.

Ariane Grenon – journaliste – Critique d’Art